 |
5 minutes chez Bruant
« Du cabaret montmartrois au slam » par François Billard, musicologue. (durée environ 2 h)
D'Aristide Bruant et Jehan Rictus en passant par la Beat Generation et les Last Poets.
Animation : Cabaret Bruant de Nini Cabarets
Chez le grand pionnier Aristide Bruant la pratique syncopale du langage alliée à l'utilisation du vocabulaire des pégriots a crée une forme musicale poétique inédite.
On la retrouve tout au long du XX éme siècle, chez Dada (Cabaret Voltaire), chez la Beat Generation , et les Last Poets et de nos jours dans le slam.
Les périodes charnières de l'histoire (entre l'écrasement de la commune et la première guerre mondiale, les guerres de Corée et du Vietnam) ont connut des formes d'expression musicale minimalistes, axées sur la parole et le rhytme.
« Aristide Bruant et le cabaret montmartrois » par François Billard, musicologue.
(durée 1h15)
Aristide Bruant et Rudolphe Salis sont les grands créateurs du cabaret. Dans le dernier quart du XIXeme siècle Bruant conçut un format de spectacle nouveau, en rapport à l'exiguïté des lieux, l'espace réduit où se déroulaient ses spectacles, devant des tables où l'on buvait et bavardait sans façons (on pourrait faire le parallèle avec les premiers musettes parisiens des débuts du XX eme siècle); à la différence des prestigieux music-halls, des salles de spectacle et des théâtres populaires. Il créa presque à lui seul un genre, la chanson réaliste, qu'illustreraient plus tard Yvette Guibert, Fréhel Damia, Edith Piaf et tant d'autres. Surnommé “le François Villon moderne”, il inventa un style de provocation bien particulier, bousculant le public, celui qui se pressait dans son cabaret, le Mirliton, créé en 1885.
Peintre du paysage de la rue, il dessina tout un monde dont les héros appartenaient au petit peuple, au milieu des truands. Il offrit pourtant pas une version larmoyante ou étroitement “sociale”. Donnant la parole à ces sans grade, victimes et malfaiteurs, il sut brosser en quelques phrases des portraits saisissants de personnages voués à l'abîme.
Sa manière conserve une terrible acuité, une indéniable présence. Son actualité est celle des périodes charnières où la lecture du monde demande la subtilité du poète conjuguée à la force du provocateur.
Le Cabaret n'est pas né par hasard en cette fin de siècle, il succède à une époque d'écrasement de la révolution sociale ( la Commune ), moment où le peuple commence à retrouver sa voix et où l'anarchisme refait surface. Mais la première guerre mondiale n'était pas loin.
Chaque grande époque du cabaret, correspondit à une dramatique ère de transition, le Cabaret Dada et les cabarets berlinois, par exemple, naquirent à l'après-guerre, pendant la montée des totalitarismes.
|
|
Les zazous
Conférence musicologique, socio-historique (François Billard)
Proposé en conjonction avec le spectacle : Cabaret Zazou –chansons de Charles Trenet
La conférence dans l'après midi, le spectacle le soir Durée 1h30
Le milieu des années 1930 fut particulièrement riche en bouleversements. Le Front populaire marqua un véritable tournant pour la société française. L'Allemagne avait vu les nazis prendre le pouvoir depuis peu et les évènements allaient se précipiter (Guerre d'Espagne, etc.), En France, l'écho de la musique américaine s'amplifiait. Le jazz, certes, n'était pas chose nouvelle, mais il connut alors un développement universel inédit, devenant « la » musique à la mode, sous le nom de « Swing ». Comme le serait, pour donner une idée de la dimension du phénomène, le rock n'roll au milieu des années 1950. La chanson française en fut profondément affectée : rompant avec son propre passé pour accéder à un âge nouveau. Et ce furent bien des musiciens, des jazzmen, tel Cab Calloway, qui inspirèrent les chanteurs français (Charles Trenet, Johnny Hess, Jean Sablon, Pills et Tablet).. Cette révolution musicale deviendrait un véritable phénomène social, le porte-parole de nos zazous bien français qui sous l'occupation allemande incarneraient tout un style de vie ; une sorte de révolution quotidienne. Sous la botte allemande inventeraient l'irrésistible slogan « Pour une France swing dans une Europe zazoue ! ». Cette fronde susciterait la répression la plus violente. Des révolutionnaires inconnus en quelque sorte. |

Django Reinhardt (photo DR)
|
Jazz manouche
Durée environ 2 heures
Cette animation peut être complétée par un concert en direct avec un orchestre de ce style. La conférence, ponctuée d'extraits musicaux, porte sur l'histoire et la sociologie de la musique en question. Elle fait appel au dialogue avec le public (débat). Observations : ma bibliographie (auteur d'un Django Reinhardt, en collaboration avec Alain Antonietto,
(3e édition en français, la dernière étant chez Fayard, traduit et publié en italien)), mon travail de producteur (les disques Jazz Musette); ma connaissance directe du terrain nourrissent ce travail.
|
 |
Les légendes du musette
Durée environ 2 heures
Elle s'accompagne de la projection d'un film “Jo Privat, le blues du musette” (co-auteurs François Billard et Didier Roussin). Cette animation peut être complétée par un concert en direct. Elle porte sur la formidable période, les années 1930 qui vit naître la seconde génération du musette– celle des Guerino, Gus Viseur, Toni Murena, Jo Privat -, celle aussi des petits bals, du Front populaire,
le moment où l'accordéon connut une formidable mutation, s'apparentant au jazz (swing) et utilisant les meilleurs guitaristes tziganes (manouches et gitans notamment, à commencer pat Django Reinhardt.
|
| |
LA CHANSON DELIRANTE
conférence - récital – ateliers
2 modules :
1 conférence - récital « La chanson délirante » de Dranem à Nino Ferrer donnée par François Billard avec Nini Dogskin et Martial Paoli au piano
2 ateliers sur le thème : La chanson c'est rigolo pour jeune public de 7 à 12: scolaire et hors scolaire
La conférence – récital
conférence - récital « La chanson délirante » de Dranem à Nino Ferrer donnée avec François Billard : le conférencier
avect Nini Dogskin au chant et Martial Paoli au piano
En ces temps de morosité ambiante, la chanson arbore bien rarement les couleurs de l'humour et du comique, presque jamais celle du délire. L'imagination est bien loin d'avoir pris le pouvoir, c'est pourquoi il nous a paru particulièrement opportun de faire fructifier et connaître le saint non sens et les extravagances du sens
La chanson délirante occupe dans la chanson un rôle analogue à celui de l'humour noir – si bien exemplifié par Breton – à côté de l'humour.
La chanson délirante peut apparaître comme un genre à part à condition d'en distinguer les protagonistes en les classant dans diverses catégories, tels que les délirants, personnages en soi, tels que Boby Lapointe pour la chanson française, Screamin' Jay Hawkins et Tiny Tim pour le versant américain. La France est particulièrement riche en personnages de ce genre, citons Dranem, un des rares chanteurs qui trouva grâce auprès des surréalistes. A côté des figures connues, on peut ajouter les chansons en soi qui n'appartiennent pas nécessairement à un individu très connu mais relèvent complètement du genre (« En gare de Marmande » de Henri Poupon). On constatera que tout genre musical, chanson française ou pop américaine par exemple comporte son annexe délirante. Il n'est pas difficile de distinguer entre comique et délirant mais on peut avancer que le comique n'est pas nécessairement délirant et inversement. De même, la parodie n'est pas forcement délirante.
De manière générale, le délire peut résider dans les paroles ou l'interprétation, voire dans une combinaison des deux. Il n'existe pas d'histoire de la chanson délirante à proprement parler mais on peut en proposer des épisodes, en se concentrant, par exemple, sur une catégorie (chanson française), sur une époque (années 50) ou en mélangeant les genres à partir de thèmes (l'amour par exemple).
Le conférencier est interrompu par les interventions intempestives de la chanteuse et du musicien.
Ateliers: La chanson c'est rigolo
A partir de chansons « délirantes » tirées du répertoire français
Dirigés vers les enfants niveau CM1 ou CM 2 et 6eme ou hors scolaire
qui prendront part à 2 ou 3 chansons lors de la conférence - récital
L'intérêt pédagogique :
L'apprentissage d'exercices qui permettent de travailler sur les rimes et le sens des mots et des phrases tout en apprenant à chanter en choeur en s'appuyant sur le
• dialogue
• les questions – réponses
• la pratique des rimes et l'euphonie
• l'apprentissage des choeurs sur les refrains
Les ateliers visent avec une méthode interactive et ludique et par l'apprentissage de chansons à
• comprendre l'articulation du langage ; comment fonctionne le langage à l'intérieur d'une chanson
• développer l'improvisation et à « rebondir » à partir d'une chanson qui sert de trame
• développer le commentaire, la répartie et l'esprit critique
• Connaissance et compréhension de soi et écoute des autres
• développer le sens de la mélodie du rythme et du jeu de langage
en jouant des comparaisons, en complétant des mots ou remplissant des vides
3 ateliers de 1h 30 minimum chacun Groupe de 15 enfants ou 1/2 classe
3 intervenants : 1 chanteuse chef de choeur
1 meneur de jeu
1 musicien(ne) : pianiste ou accordéoniste
|
| |
Les Légendes du Musette
Durée environ 2 heures. Elle s'accompagne de la projection d'un film “Jo Privat, le blues du musette” (co-auteurs François Billard et Didier Roussin). Cette animation peut être complétée par un concert en direct. Elle porte sur la formidable période, les années 1930 qui vit naître la seconde génération du musette – celle des Guerino, Gus Viseur, Toni Murena, Jo Privat -, celle aussi des petits bals, du Front populaire, le moment où l'accordéon connut une formidable mutation, s'apparentant au jazz (swing) et utilisant les meilleurs guitaristes tziganes (manouches et gitans notamment, à commencer pat Django Reinhardt.
|
| |
Les tsiganes
Conférence-débat en deux parties par Claire Auzias (historienne) et François Billard (musicologue) (en option concert, à la suite de la conférence)
Les Tsiganes sont le peuple de la musique, elle est leur ancrage, leur force et une part de leur langage – en propre il leur reste aussi leur langue. Partout, les Tsiganes se sont frottés aux musiques du cru (de l'Inde à l'origine puis de l'Iran, de la Grèce et de la Turquie ), côtoyant des traditions multiples, notamment celles des pays de l'Est et des Juifs (musique klezmer), empruntant ça et là, donnant beaucoup également.
C'est de là que naquit ce que l'on appelle aujourd'hui le jazz “manouche” (produit en réalité des diverses composantes de la musique tsigane). Il conquit la planète, au point de devenir un véritable symbole, gage d'éternelle jeunesse et de survivance d'une tradition et aussi de son renouvellement, de sa reconnaissance de plus en plus manifeste. L'Histoire de ces voyageurs est un raccourci fulgurant, présence d'un monde de la parole dont la richesse mérite d'être explorée. |
| |
Rock et Polar
Conférence François Thomazeau et/ou François Billard
Durée : environ 2 heures
depuis le célèbre Blackboard Jungle d'Ed MacBain, qui inspira le film Graines de violence avec une musique de Bill Haley, en passant par Ian Rankin et Caryl Ferey, jusqu'aux récents romans de Georges Pelecanos, nombreux sont les passerelles et allers-retours entre les deux genres.
La conférence sera illustrée d'extraits musicaux. |
| |
Rock Underground de 65 à 75
les particularités de l'expérience française ; les prémices américaines. |
| |
L'Edification de la Modernité
Conférence François Billard :
Durée 2 heures.
Fondements techniques et esthétiques :
Des samples au slam, maints éléments des musiques actuelles (rap, hip-hop, slam, électro) sont annoncés, voire déjà présents dès le début du XX éme siècle (Dada, bruitiste, etc...) y compris sous des formes non musicales : picturales, littéraires (collages, etc.) |
| |
La Critique Musicale Moderne
De la jazz critic à la rock critic, techniques, idéologies et attitudes. |